La malédiction de Grammont a encore frappé ! Dix ans après... Hier soir, le festival de musiques électroniques Electromind, qui avait débuté sous les meilleurs auspices, sur le site de Grammont, où plus de 20 000 personnes arrivaient peu à peu, a été interrompu à cause d'un orage. Oh, pas la tempête du siècle, mais une demi-heure de pluie soutenue qui ont contraint les organisateurs à jeter l'éponge, peu avant 23 h, par soucis d'assurer la sécurité de tous. Et ce, alors que sur les quatre scènes, les sons hip-hop, hard-core ou drum n' bass régalaient la foule.

« On ne vous parle pas de fête, mais de sécurité, la sécurité des artistes, des techniciens, c'est primordial ! On ne peut pas continuer, on arrête, rendez-vous à l'année prochaine et tous les billets seront remboursés » a expliqué au micro l'un des organisateurs face à un public dépité. Et ce, d'autant plus qu'une fois la pluie finie, alors que le ciel semblait se dégager, chaque festivalier a prié pour que la musique reprenne, nombre d'entre eux, chantant à tue- tête « Du son ! Du son ! ». Sans infléchir la décision des organisateurs.
« Nos régisseurs techniques et notre régisseur électricité ne pouvaient pas reprendre le boulot à cause des intempéries, toutes les scènes étaient techniquement impraticables, tous les disjoncteurs ont sauté, c'était dangereux » a confirmé Olivier Phalippou, la tête pensante du festival, vers 1 h, ce matin.

Si la nuit devait se continuer en club, avec une partie des artistes présents prêts à aller jouer, cette annulation met en exergue la fragilité de ce site face aux risques naturels... Certes, la malchance était de la partie, puisque la pluie n'a pas montré le bout de son nez tout au long du mois de juillet. Mais la météo avait annoncé dès hier après-midi la possibilité d'orages sur le secteur. Comment faire pour anticiper ce genre de contraintes ? Et protéger, a minima, les scènes, la technique et les artistes, au cas ou ? C'est une des questions auxquelles les organisateurs devront réfléchir pour, espérons-le, une sixième édition réussie l'été prochain à Grammont.

Voilà dix ans déjà, le 8 août 1999, sur ce même site de Grammont, le festival Boréalis, précurseur du genre, ne s'était jamais remis d'un orage et de la foudre qui avaient endommagé les structures métalliques. La malédiction du mois d'août ?


Textes Yanick PHILIPPONNAT et Antoine GRENAPIN Photos Michel PIEYRE. Source MIDILIBRE, 02 AOUT 2009.









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