L'enfant du sud, né à St-Rémy-de-Provence, est un énigme, comme pas mal des artistes de l'ère "french touch 2.0". Peut-être s'agit-il d'une volonté de se foutre des conventions, de faire ce qu'ils veulent, suivant une logique globale menée par la démocratisation du MP3, n'ayant pas une maison de disques sur le dos ; peut-être s'agit-il plutôt d'un manque de perfectionnisme, d'esthétisme, d'un égoïsme artistique ? Toujours est-il que tout n'est pas parfait, tout n'est pas magique, tout n'est pas aussi beau que ce qu'ils ont pu faire auparavant.

Ce faux débat n'est pas si stérile que ça, puisque qu'il revient à l'écoute de l'album de Surkin - USA. Seize titres qui alternent entre le déjà dépassé, le bon, le déjà-vu, le sympathique...

On retrouve des titres "phares" de Surkin : "Fan Out", "White Knight Two", le très bon "Ultra Bright". Par contre, on ne retrouve pas le titre qui l'a fait découvrir : Ghetto Obsessions, et qu'un piètre remix de Radio Fireworks, LE titre qui a fait explosé Surkin en 2006. Est-ce mieux de ne pas tomber dans la facilité et la suffisance, ou est-ce regrétable de ne pas insérer ces titres qui font parties de l'art sonore du producteur ? Personnellement on aurait bien vu insérer ces deux titres en lieu et place d'autres qui, on a l'impression, ont étés écrits sous l'état d'une drogue dont on ne saurait assez déconseiller l’absorption, comme les vides, stériles et débiles "Rock It", "Love Shot" (pour être gratuitement méchant ressemble à un Midnight Express version Crazy Frog).

Par contre, on tombe quand même sur de bons morceaux, comme ce track rappelant 2001 et la fin de la "Major French Touch", ce titre "Harry" produit en compagnie de Bobmo, qui regarde vers le passé, vers Modjo, le premier Dax Riders... Un bon titre, un peu puriste, un peu égaré dans l'album aussi. Dans un autre registre, "Lose yourself" avec Ann Saunderson, est un bon titre bien de dance assumé.

Bref, un disque qui brasse les genres, les époques, qui brasse aussi le bon et le mauvais - surtout le débile en fait- mais qui au final brasse surtout du vent, pour pas grand chose. Dommage, car on pouvait croire en une belle oeuvre, vu le temps nécessaire à son élaboration.


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Marble Records



Surkin - Ultra Light


Surkin - Harry feat. Bobmo


Surkin - Rock It


Surkin - Fireworks Hotmix


Surkin - Lose Yourself feat. Ann Saunderson


Surkin - Love Shot