Interview Curry & Coco
Le 24 dec 11 dans la rubrique 'Interviews'.

Les deux nordistes de Curry & Coco ont lancé leur buzz il y a un certain temps déjà, sur la route des centaines de villes qu'ils ont écumé et régalé. C'est avec leur album "we are beauty" que nous les avons découvert, comme beaucoup. Un album à la joie de vivre communicative et à l'énergie débordante. Un duo à l'humour coupé au picon et au talent brut qui a bien voulu répondre à nos question, on souhaite d'ailleurs les remercier, et on leur donne rendez-vous fin septembre pour leur apparition au bien-aimé festival Marsatac.
Salut les gars, pour commencer, pouvez-vous vous présenter mutuellement.
Sylvain : Je vous présente Thomas, batterie et yeux revolver...
Thomas : ... et Sylvain, chant, claviers et cœur de rocker.
Comment avez-vous forgé votre parcours musical ?
T : On a commencé dans les fanfares municipales du Nord-Pas-de-Calais. Étonnamment, la bière à 6 ans, ça développe pas mal l'acuité auditive.
Comment le Nord se situe dans la cartographie culturelle française, vous qui êtes natifs de
Lens et Wattrelos ?
T : Pour te situer, c'est vraiment tout en haut, tu vois, vraiment au nord...
S : Vivre à Lille nous permet d'être à une heure de Paris, Londres et Bruxelles. On est influencés par l'énergie de ces trois capitales à la fois, ce qui donne un drôle de mélange...
Thomas, il parait que tu passes tes week-ends dans les brocantes du coin. T’as jamais pensé y faire un concert ?
T : Si, mais c'est le vendeur de saucisse au mètre qui a récupéré tout le public.
S : ... on a donc été forcés de s'exporter à Londres, Moscou et Kiev pour trouver notre place.

On a pu lire que vous avez tourné un max avant d’enregistrer ce premier album « we are beauty ». Parlez nous un peu de ce parcours.
S : On a joué plus de 200 concerts avant de faire l'album, et on l'a cherché parce qu'on aime la route. C'est sur scène qu'on a écrit l'album, qui d'ailleurs a été enregistré en conditions live, quasiment sans ajouter d'éléments qui ne sont pas joués en concert.
T : Et on a pas fini de manger du bitume, la tournée reprend de plus belle en septembre...
D’ailleurs, ce nom « Curry & Coco » c’est vraiment parce que vous vouliez un nom handicapant ou est ce qu’il y a un délire caché derrière ?
S : Bois deux bouteilles de vin, regardes "Dune" de Lynch, et tu comprendra l'origine de la beauté...
Qu’est ce que vous racontez dans cet album ? Comment se passe l’écriture des morceaux avec vous, même si on sait qu’apparemment les morceaux naissent surtout sur la route avec vous ?
T : Comme on te le disait, cet album est né sur la route, et ça veut dire beaucoup de nuits blanches dans des clubs bizarres avec des gens qui parlent allemand. L'album parle surtout de ça, de la nuit, des clubs, et des rencontres qu'on y fait...
Quels sont les influences que vous avez suivies sur cet album ? Plutôt rétro ou moderne ?
S : On est fans de Blondie, d'AC/DC, de Joy Division et de Phœnix. On ne se donne pas de limite, on écoute tout ce qui nous touche... T : ... et on finit par sortir un album qui sent la disco et la new-wave. C'est ce qui nous est venu naturellement. Certainement des influences inconscientes de notre enfance.
Sylvain, toi qui chantes (si mes infos sont bonnes…), est ce que tu connais et aimes Primus ? Je trouve que t’as un peu le même timbre de voix que leur chanteur et bassiste Les Claypool, par moment.
S : Je ne connais pas ce groupe. Par contre, la Primus est une bière belge qui a certainement influencé ma manière de chanter, oui.
Comment s’est fait la rencontre avec David Kosten (le producteur de Bat For Lashes …) ?
T : On avait aimé son travail, on l'a appelé, il a aimé le notre, et 10 jours plus tard on se retrouvait à Londres dans son studio.
S : À manger plein de burgers.

Parlez-nous de votre label, Peer music.
T : Ils sont à la base éditeurs indépendants, ce qui leur amène une certaine éthique dans le travail. Ils ont vraiment flashé sur nous, et ont donc décidé de devenir label pour qu'on puisse travailler ensemble.
S : On est comme ça, nous, on change la vie des gens !
Question inéluctable : « vous sentez-vous proche de groupes comme Minitel Rose, dans la démarche artistique ? »
T : Non. On met un point d'honneur à ne pas utiliser de bandes pré-enregistrées pendant nos concerts, ce qui n'est pas le cas de plus ou moins 90% de la scène musicale actuelle.
S : Pour nous, la musique doit rester vivante, humaine, et ce n'est pas un job à faire en étant le plus vendeur possible quoi qu'il en coûte.
Vous avez prévu des collaborations un peu prochainement ?`
S : On y travaille, mais on ne peut rien dire pour l'instant...
Quels artistes vous auriez bien vu remixer un de vos titres ?
S : Soulwax, LCD Soundsystem...
T : ... et notre mère.
Pouvez-vous nous filer votre playlist du moment.
T : LCD Soundsystem, "Sound Of Silver", Phoenix, "Rome", Eddy Mitchell, "Toujours un coin qui me rappelle".
S : The Divine Comedy, "Indie Disco", The Drums, "I'll Never Drop My Sword", et Joe Jackson, "Steppin' Out".
myspace.com/curryandcoco
Sylvain : Je vous présente Thomas, batterie et yeux revolver...
Thomas : ... et Sylvain, chant, claviers et cœur de rocker.
Comment avez-vous forgé votre parcours musical ?
T : On a commencé dans les fanfares municipales du Nord-Pas-de-Calais. Étonnamment, la bière à 6 ans, ça développe pas mal l'acuité auditive.
Comment le Nord se situe dans la cartographie culturelle française, vous qui êtes natifs de
Lens et Wattrelos ?
T : Pour te situer, c'est vraiment tout en haut, tu vois, vraiment au nord...
S : Vivre à Lille nous permet d'être à une heure de Paris, Londres et Bruxelles. On est influencés par l'énergie de ces trois capitales à la fois, ce qui donne un drôle de mélange...
Thomas, il parait que tu passes tes week-ends dans les brocantes du coin. T’as jamais pensé y faire un concert ?
T : Si, mais c'est le vendeur de saucisse au mètre qui a récupéré tout le public.
S : ... on a donc été forcés de s'exporter à Londres, Moscou et Kiev pour trouver notre place.

On a pu lire que vous avez tourné un max avant d’enregistrer ce premier album « we are beauty ». Parlez nous un peu de ce parcours.
S : On a joué plus de 200 concerts avant de faire l'album, et on l'a cherché parce qu'on aime la route. C'est sur scène qu'on a écrit l'album, qui d'ailleurs a été enregistré en conditions live, quasiment sans ajouter d'éléments qui ne sont pas joués en concert.
T : Et on a pas fini de manger du bitume, la tournée reprend de plus belle en septembre...
D’ailleurs, ce nom « Curry & Coco » c’est vraiment parce que vous vouliez un nom handicapant ou est ce qu’il y a un délire caché derrière ?
S : Bois deux bouteilles de vin, regardes "Dune" de Lynch, et tu comprendra l'origine de la beauté...
Qu’est ce que vous racontez dans cet album ? Comment se passe l’écriture des morceaux avec vous, même si on sait qu’apparemment les morceaux naissent surtout sur la route avec vous ?
T : Comme on te le disait, cet album est né sur la route, et ça veut dire beaucoup de nuits blanches dans des clubs bizarres avec des gens qui parlent allemand. L'album parle surtout de ça, de la nuit, des clubs, et des rencontres qu'on y fait...
Quels sont les influences que vous avez suivies sur cet album ? Plutôt rétro ou moderne ?
S : On est fans de Blondie, d'AC/DC, de Joy Division et de Phœnix. On ne se donne pas de limite, on écoute tout ce qui nous touche... T : ... et on finit par sortir un album qui sent la disco et la new-wave. C'est ce qui nous est venu naturellement. Certainement des influences inconscientes de notre enfance.
Sylvain, toi qui chantes (si mes infos sont bonnes…), est ce que tu connais et aimes Primus ? Je trouve que t’as un peu le même timbre de voix que leur chanteur et bassiste Les Claypool, par moment.
S : Je ne connais pas ce groupe. Par contre, la Primus est une bière belge qui a certainement influencé ma manière de chanter, oui.
Comment s’est fait la rencontre avec David Kosten (le producteur de Bat For Lashes …) ?
T : On avait aimé son travail, on l'a appelé, il a aimé le notre, et 10 jours plus tard on se retrouvait à Londres dans son studio.
S : À manger plein de burgers.

Parlez-nous de votre label, Peer music.
T : Ils sont à la base éditeurs indépendants, ce qui leur amène une certaine éthique dans le travail. Ils ont vraiment flashé sur nous, et ont donc décidé de devenir label pour qu'on puisse travailler ensemble.
S : On est comme ça, nous, on change la vie des gens !
Question inéluctable : « vous sentez-vous proche de groupes comme Minitel Rose, dans la démarche artistique ? »
T : Non. On met un point d'honneur à ne pas utiliser de bandes pré-enregistrées pendant nos concerts, ce qui n'est pas le cas de plus ou moins 90% de la scène musicale actuelle.
S : Pour nous, la musique doit rester vivante, humaine, et ce n'est pas un job à faire en étant le plus vendeur possible quoi qu'il en coûte.
Vous avez prévu des collaborations un peu prochainement ?`
S : On y travaille, mais on ne peut rien dire pour l'instant...
Quels artistes vous auriez bien vu remixer un de vos titres ?
S : Soulwax, LCD Soundsystem...
T : ... et notre mère.
Pouvez-vous nous filer votre playlist du moment.
T : LCD Soundsystem, "Sound Of Silver", Phoenix, "Rome", Eddy Mitchell, "Toujours un coin qui me rappelle".
S : The Divine Comedy, "Indie Disco", The Drums, "I'll Never Drop My Sword", et Joe Jackson, "Steppin' Out".
myspace.com/curryandcoco











Commentaires
11/08/10
09:43
"sex is fashion" !!!
11/08/10
09:53
me tarde de les voir à Marsatac !! Merci pour cet interview !!
12/08/10
11:01
EN LIVE CA DOIT ENVOYER DE LA FRICADELLE
Express yourself