ITW Ilan de MINIMIZING & RAZIEK
Le 02 juin 09 dans la rubrique 'Interviews'.

Dans le cadre de la soirée Ezella & Friends cvendredi soir, on a posé quelques petites questions à nos chers amis Ilan et Raziek. Rendez vous tous vendredi soir à 23H !

Ilan, tu fais parti du collectif MINIMIZING, surement un des plus actifs dans la région : Barlive, Villa Rouge, Yaka etc... Vous multipliez les prestations dans les lieux cultes du clubbing sudiste. Aujourd'hui, beaucoup d’entre eux ferment ou virent commercial. Comment vois-tu Montpellier aujourd'hui alors que la ville culturellement parlant semble "à rebâtir" ?
Des clubs en déclins qui n’attirent plus vraiment les foules et qui prennent souvent de moins en moins de risque. Un clubbing qui tourne de plus en plus au généraliste, skouaté par des ados dans une pseudo mode. Rien de très technophile. Bref, heureusement qu’il reste des lieux plus militant au public varié comme le Mix Koffee; puis des festivals gagnant en maturité comme l'Electromind ou le trés bon Tohu-Bohu. Les soirées organisés notamment par des assos dans des lieux privatisés vont proliférer. Mais pour un bon club éléctronique, un créneau est à saisir c’est clair ! Qui en aura l’audace je sais pas…
Je sais que tu es un pur fanatique acharné de musique. La France de la musique électro version 2009, elle t'inspire quoi ?
Des écuries comme Freak’n’chic, Circus company, Karat, Je t’aime, Kill the dj, Infiné, des outsiders comme Masomenos, puis des valeurs sûr comme D'julz ou Laurent Garnier. D’un autre côté une post french touch qui c'est clair s'exporte à l'international mais qui finit par tomber dans une surproduction de plagiats assez écœurante. Du bon comme du moins bon.
Tu venais souvent au Barlive, comment vis tu la fin d'un tel règne ?
Rare lieu dans le coin ou je pouvais encore prendre du plaisir quand je sortais… Un spot incontournable, un after gros standing comme j’en connais pas d’autres. En 2009 les gens ne venant plus en masse ils ont céssés de se reposer sur leurs acquis. Cette ambition n'a malheureusement pas eut assez le temps de se développer pour se traduire en chiffres suffisant pour la direction. Je regrette tellement que tout les gens venu en masse pour ’la dernière‘, dégoutés de ne pas pouvoir en profiter une dernière fois ne se soit pas manifestés plus tôt. Montpellier ville soit disant reconnu pour bouger la nuit a perdu un établissement dont elle pouvait être fier. La drogue il y en aura toujours, simplement moins visible aux yeux du Préfet. Je sors plus vraiment sur Montpellier faut dire, je préfère bouger dans les alentours.
Parle nous de cette soirée Ezella&Friends, comment vous y voyez vous ?
Je n’ai encore jamais participé à une Ezella&Friends. Je me vois donc comme un nouveau en terme de prog, dans un style assez différent de ce qui est joué habituellement. Etant plus influencé par la tech-house pour faire large, j'espère que le public n'est pas juste borné sur de la french touch, de la fidget ou de la booty. Mais ça va le faire j'en doute pas!
Est ce que le mot "underground" qualifie la scène que vous relatez ?
Oui dans le sens ou je joue pas encore au Stade de France. Une réponse bête et concise ça fait du bien de temps en temps…! Donc oui bien sûr, dans le sens ou la zik que je joue est encore assez loin des médias de masse qu'on définira a contrario d'overground.

Raziek: Tu as commencé le premier a organiser des soirées pointues à Montpellier, régie par une volonté de partager un nouveau courant. Aujourd'hui, trois ans après, comment te places-tu ?
A Montpellier tout bouge très vite, l'engouement généré à l'époque par les podfight, la MTP family pour ceux a qui ca parle, tout ca a disparu. Je dis pas ca de manière négative mais dans une ville en constante renouvellement, ou les jeunes viennent et s'en vont d'une année sur l'autre, la musique, les modes et le public changent très vite.
Y'a deux ans avec mon pote Dakunt on était con on partait en guerre contre des musiques electronique qu'on jugeait trop vielle, on develloppait des trucs neuf et super innovant.Tu vois genre la "french touch 2.0", meme la fidget et compagnie; mais aujourd'hui c'est plus du tout innovant, ca tourne en rond. Alors comme a l'époque ou je mixais de la fidget et ou les gens découvraient ca, aujourd'hui je mixe de la house zulu-tribale-minimale et du ragga et les gens kiffent, demain je mixerais de la Jungle ou de l'Afrobeat si ca se trouve, c'est même pas une histoire de style mais un bon Dj doit arriver a se renouveller et a apporter de la fraicheur. C'est juste ca que je defend.
Raziek: Tu as signé sur les plus gros labels dans ton genre (Databass, Top Billin ...) quel est ton projet dorénavant ?
Dévellopper Get Flavor, le label de mon hommie Dakunt auquel je participe déjà activement, et sur le quel je compte sortir des tracks très rapidement. Sinon Top Billin c'est ma deuxième famille, je vais sortir un ep chez eux cet été, dans un délire Afro House. Et puis j'ai envie de refaire des mixtapes "fraiches" regulierement, essayer de nouvelles sonorité, découvrir des nouveaux trucs.
Raziek: Tu as été "coup de coeur" du magazine TRAX le mois dernier sur le CD qu'ils distribuent. Quel effet ca fait en tant que producteur ?
Ben franchement quand tu vois a Montpellier des mecs comme Clap Mike ou Night Drugs t'es obligé de rester humble haha. Autant j'avoue que en tant que DJ j'ai une haute opinion de moi même et j'ai des avis sur la musique que je defend bec et ongles. Autant en tant que producteur je suis jamais satisfait. Donc oui ca ma fait vraiment plaisir.
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