Aller au contenu

Interview Ministre X (ClekClekBoom)

Vendredi 07 décembre les Monstart invitent la nouvelle crème française avec Bambounou et Ministre X du label ClekClekBoom. C’est d’ailleurs ce dernier qu’on reçoit pour une petite interview, comme ça faisait longtemps qu’on n’en avait fait. La bringue se passe donc ce vendredi dès 23h à l’Antirouille de Montpellier. Plus d’infos dans la suite de l’article !    La Tee-Dance Party, ce venredi 07 décembre dès 23h avec Bambounou (ClekClekBoom/50Weapons), Ministre X (ClekClekBoom), Raziek b2b Mago (Radio Los Santos), Sir Jooon b2b Blackhouse, Don Simone… 

  • Brin your tee !
  • Performances cirque & show burlesque
  • Retransmission live sur Ugetme.tv
  • Photomaton
  • Illustration X Pierre Thyss
  • 13 € avant minuit / 15 € après

Toutes les infos ici

Ministre X bonjour à toi. Qu’étais-tu en train de faire juste avant d’ouvrir ce doc et de
répondre à cette interview ?

J’étais dans les locaux de notre label ClekClekBoom, plus précisement dans le studio avec mon accolyte Mattias Mimoun,  préparant une nouvelle prod’ pour mon Ep.

Ton vrai nom est Jonathan Chaoul, ton pseudo Ministre X. Comment as-tu fait naitre ce

pseudo, a t-il une explication spécifique, un clin d’œil politique ou est-il juste le fruit d’un délire perso ?

Le pseudo a vraiment une petite histoire. Il remonte a l’époque où je manageais dj Sandrinho. Je suis assez pote avec la scene baile funk carioca, et c’est Mister Catra, mc éponyme de cette scène qui m’avait surnommé ainsi, car il disait que j’étais le ministre du funk en Europe.

Tu es d’origines brésiliennes, lesquelles origines tu aimes mettre en avant. Comment cet
héritage culturel a pu d’influencer ? Comment as-tu vécu ces influences-là, comment les
as-tu digérées ?

J’ai cette chance d’être franco-bresilien, d’avoir plusieurs cultures. Je ne suis ni brésilien, ni francais, mais véritablement franco-brésilien. Un pur produit de la mixité culturelle. La seule problématique qui a pu se poser parmi ces deux identités disctinces, c’était la finale de 98. Mais je savais déjà que j’étais gagnant… Je reconnais que c’était assez troublant.

Tu as déjà eu un première carrière à « succès » en tant qui pionnier du baile-funk dans l’hexagone et notamment ta résidence pour la favela chic. Comment l’as-tu vécu, qu’en est-il aujourd’hui du baile-funk pour toi ?


Je suis toujours un fan assidu, je suis de très près cette scène. Nous sommes toujours très proche avec dj Sandrinho. J’en joue occasionellement, j’essaie d’intégrer des tracks dans mes sets.

Tu as donc également dirigé un artiste pendant plusieurs années. Il apparait donc que tu sembles maitriser bon nombre d’aspect de facettes du milieu. Quelle est ta partie préférée des différent rôles que tu incarne ou a pu incarné ?
En effet, j’ai donc managé Sandrinho, cela m’a permit de faire de nouvelles rencontres,
et surtout m’en faire un très bon ami ! Il est vrai aussi que je m’occupe du label au quotidien avec mon camarade et associé The Boo, et que je produis de la musique. Je pense que toutes ces activités (prod, dj, management, d.a)  sont complémentaires. L’important est de ne pas confondre toutes ces activités et de réagir en fonction de la situation : quand je produis en studio ou que je passe  des disques en club, ce n’est pas le fondateur de ClekClekBoom qui s ‘exprime mais juste un artiste parmi tant d’autres du label.

Tout le monde semble unanime pour dire que diriger un label aujourd’hui est un projet
quasi suicidaire. Comment tu le vis et comment tu arrives à mener ce projet à bien ?

Je le vis plutôt bien, c’est même un grand plaisir d’avoir tous ces producteurs de talent a mes côtés. Boo est mon meilleur pote et cela depuis plus de 20 ans.
J’ai rencontré French Fries il y a quelques années, et je suis fier d’avoir monté ClekcCekBoom a ses côtés, le label fonctionne comme une structure classique, nous travaillons tous les jours. La seule différence est que nous travaillons en famille.
Nous avons la chance d’avoir un studio, on s’influence tous artistiquement énormement, on apprend aussi les uns des autres, on est vraiment tous très amis, c’est un veritable crew.

Tu es nettement moins mis en avant que les artistes que vous signez chez clekclekboom. Un manque de temps ? Une facette plus altruiste de ta personne ?

Un manque de temps bien évidement et il est vrai que je ne peux pas faire de la musique 24h/24. J’ai beaucoup de choses à gérer, mais comme je te le disais précédement, toutes ces activites sont enrichissantes et épanouissantes.

Côté production, on sent un côté très affecté par la pop, le r’n’b, avec peut-être une grosse culture fm. Comment arrives-tu à digérer et faire la part des choses entre des sons plus « populaires » et des sonorités résolument undergrounds ?

J’ai un background plus pop au sens où j’ai toujours aimé produire des chansons. Mais mon background est aussi house music, j’ai commencé à mixer a l’âge de 15 ans, et je ne jouais que de la house de Chicago et de NYC. Je n’ai pas vraiment de secret, je fais mon truc, comme chacun des artistes du label. Mais je pense que vous serez surpris par mon maxi, j’ai vraiment envie de bosser sur  des tracks plus club.

Selon toi, toute cette nouvelle scène dont tu fais partie intégrante, cette vague bass-garage-house d’aujourd’hui n’est-elle pas un retour aux valeurs intérieures de Chicago et detroit des débuts mais surtout un gros « stop » aux sons ‘dance’ très explicités et vulgarisés par la fm d’aujourd’hui ?


Attention, il faut etre très attentif a une chose, la fm francaise ne reflète en rien ce qui se passe a l’étranger a part quelques exceptions qui sont le fruit de radio indés. Les radios francaises dévellopent pour la plupart des artistes locaux avec un potentiel ne dépassant pas les pays francophones. La dance music au sens large, tout comme « la musique » ne sont pas considerés comme des buisness en France à part entière, au mieux un divertissement. En angleterre, ils ont Wiley, nous on a K-maro, il y a bien évidemment un changement dans l’évolution et les goûts du grand public, mais la scène bass music est une scène encore underground.

Comment envisages-tu l’avenir de ministre x, de jonathan chaoul, de clekcleckboom ?

Haha, quelle drôle de question ! -Cncernant ClekClekBoom, nous espèrons signer de nouveaux artistes et les aider à se développer. Nous avons une compilation qui sort mi-fevrier pour fêter nos 1an avec un récap de toutes nos sorties et de nombreuses exclus de nos artistes. La compil’ sortira en cd et double-vynil accompagné d’une tournée en france et a l’étranger. Il y a aussi l’excellent Ep de Jean Nipon qui arrive au milieu du mois. Nous continuons aussi d’ enregistrer notre Podcast (BoomCast) toutes les 2 semaines. Nous en sommes deja a l’episode 32!Me concernant, je travaille actuellement au coté de Mathias Mimoun, je viens juste de finir une track pour cette fameuse compil et il fort probable que notre collaboration soit de plus en plus regulière… Et perso, euh, Gta V bientôt hein.

Et, pour finir, comment appréhendes-tu la soirée du 07 décembre prochain à Montpellier avec le crew monstart qui vous invite ? Connais-tu montpellier, ses djs locaux, son patrimoine musical etc. ?

Je suis très heureux de venir jouer a Montpellier, j’aime bien la vibe de la ville, j’y suis déjà venu plusieurs fois pour chiller. Je suis ravi de faire cette date avec Bambounou, le mec vaut vraiment le détour, checkez son album ! De plus, j’ai pas mal d’affinités avec le crew Monstart, et particulierement avec Sir Jooon qui est un passionné, il sait recevoir son public, comme il sait recevoir les artistes qu’il invite. Je pense que nous allons passer une excellente soirée !

Retrouvez les fameux Boomcast ici / Les sorties du label ClekClekBoom ici
Mots clés:bambounou, clek clek boom, clekclekboom, interview, ministre x, monstart, montpellier

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.